27 août 2006

Inukshuk



Lors de notre dernière randonnée au lac Rossi, dans le parc du Mont-Tremblant, nous avons retrouvé notre inukshuk, dressé par ma copine il y a presque deux ans. Ces petits amas de pierres semblent bénéficier d'une inviolabilité. Nous étions convaincus qu'il serait détruit après seulement une semaine, mais non. Il est toujours là et monte la garde sur notre petite plage favorite où nous aimons prendre notre repas lyophilisé. J'ai utilisé l'effet Antique Grayscale de Lightroom pour cette photo. Bien qu'elle soit un peu ordinaire, elle me rappelle les anciennes photos d'explorateurs qui me font rêver.

24 août 2006

Près du lac Gascon, Ste-Adèle



Lors de la dernière canicule, nous avons eu l'étrange idée d'aller en randonnée autour du lac Gascon à Sainte-Adèle. Particularité de l'endroit : pas de sentier. Ce jour-là, il faisait 45 degrés, gracieuseté du facteur humidité. Le sous-bois était une véritable étuve. Nous qui souhaitions passer un après-midi frais sous les frondaisons de cette forêt touffue avons plutôt pris toute une suée. Alors que j’envisageais la possibilité d’un sauvetage par hélicoptère, nous sommes arrivés, haletants, au pied de cet arbre géant. Je ne suis pas un spécialiste des arbres. À mon avis, il s’agit d’un orme ou peut-être d’un hêtre. Une chose est sûre, c’est un arbre très ancien qui a échappé à la convoitise des bûcherons de l’époque de la colonisation. J’ai pris ce cliché dans de pauvres conditions d’éclairages. Mais je l’aime, car j’adore les arbres anciens. Quelque chose d’indicible émane de ces géants qui traversent les siècles alors que nous naissons, grandissons et tombons si rapidement.

Nuages sur le Lac Rossi



Photo prise lors d'une randonnée éclair au lac Rossi dans le parc du Mont-Tremblant.

31 juillet 2006

Sur les sentiers du parc de la Doncaster

En randonnée, on fait souvent des rencontres inusitées. Lors de notre dernière sortie dans le parc de la rivière Doncaster, à Sainte-Adèle, nous sommes tombés sur le vieil homme des bois. N’ayez crainte, il ne s’agit pas d’un ermite original ayant élu domicile sous une souche du parc. En réalité, il s’agit d’un Bolet pomme de pin, champignon qui doit son nom à la similitude entre le dessus de son chapeau et les cônes de pins qui jonchent le sol de la forêt. C’est un champignon solitaire – d’où son surnom vieil homme des bois.

Un peu plus loin sur le sentier, nous avons croisé ce champignon assez singulier.



Ce champignon est une Russule à pied court et devrait normalement être tout à fait blanche. Notre russule est parasitée par une dermatose des russules (Hypomyces lactifluorum) qui est en fait un champignon qui parasite la russule et lui donne cette coloration orangée.

Dernière rencontre de la journée : une chenille de polyphème d’Amérique. Le polyphème est l’un de nos plus beaux papillons de nuit. Solidement agrippée à sa souche, la chenille n’avait manifestement pas l’intention de collaborer pour la photo. C’est donc une photoréalité, sans mise en scène, prise sur le vif et sans lentille macro.



Photo du papillon: René Limoges, Insectarium de Montréal

03 juillet 2006

Un dimanche dans la chenaie du mont-Baldy

Dimanche dernier, ma copine et moi sommes allés faire de la randonnée sur le sentier qui longe la Rivière-du-Nord. Ce sentier, qui s’amorce à la chênaie du mont Baldy et longe la rivière tout au long de son parcours sinueux, rejoint quelques kilomètres plus loin la piste linéaire du p’tit train du nord. Il y a maintenant plus de douze ans que nous fréquentons ce sentier et nous éprouvons toujours le même plaisir à le parcourir. Alors que nous étions des Lavallois rêvant du nord, nous partions – souvent en plein milieu de semaine – pour une petite randonnée sanitaire dans ce lieu réparateur. À l’époque (1995), la chênaie qui mène aujourd’hui à l’entrée du sentier n’était qu’une carrière de sable abandonnée. Grâce aux efforts du propriétaire des lieux, là où il n’y avait que du sable balayé par le vent, poussent maintenant de petits chênes, des pins et des fleurs sauvages.

Nous avons profité de l’occasion pour réaliser deux photos panoramiques (notre spécialité) de la chênaie. En regardant les photos, essayez de vous imaginer qu’à une certaine époque, ce lieu était une plage qui bordait le côté nord de la mer de Champlain. Personnellement, ça me fascine!

La chênaie vue de l'entrée






La chênaie vue de l'entrée du sentier de la Rivière-du-Nord






Un peu plus loin dans le sentier, des sous-bois magnifiques bordent la rivière

30 juin 2006

Le lac Escalier

24 juin 2006

Pour la fête nationale, nous avons choisi de célébrer le Québec en nous payant une sortie en kayak au lac Escalier.

Voici quelques photos de cette superbe journée où toutes les espèces d'insectes piqueurs et suceurs s'étaient donné rendez-vous. Lors de la mise à l'eau, nous avons rencontré un employé du parc qui s'apprêtait à effectuer une patrouille en kayak. Nous l'avons questionné sur l'impact des activités humaines sur les aires de nidification du plongeon et du grand héron. Il s'est fait rassurant. Bien que la plus grande île du lac, avec ses plages de sable, incite les usagers à ne pas respecter l'interdiction d'aborder, les populations des deux espèces semblent stables sur le lac et dans l'ensemble du parc. Rappelons que les îles des différents lacs servent de lieux de nidification à plusieurs espèces, dont le huard et le grand héron. Limitant l'accès aux prédateurs, ces îles sont trop souvent « visitées » par les usagers du parc qui ne respectent pas l'interdiction d'accoster. Pourtant, les îles qui servent de pouponnières sont clairement identifiées à l'aide de balises flottantes. Pour ma part, je doute fort que l'activité humaine n'ait aucun impact sur la faune. Il me semble observer une recrudescence de touristes dans le parc depuis quelques années. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'ont pas beaucoup ou très peu de respect pour la nature magnifique qui les entoure et ne respectent pas les règlements du parc. Les différents parcs du Québec sont prioritairement des lieux de conservation et non des cours de récréation. Les différentes consignes permettant d'harmoniser la vocation de conservation et les activités récréotouristiques dans les parcs du Québec doivent être respectées par tous les usagers.

Panoramique de la mise à l'eau




Panoramique pause du midi

17 juin 2006

Le parc de la rivière Doncaster

Pas de sortie en kayak ce week-end. La pluie et les tâches de toutes sortes nous ont contraints à rester dans la région de Sainte-Adèle.

Deuxième randonnée de la semaine. Cette fois, nous sommes allés explorer les sentiers du parc de la rivière Doncaster. Depuis que nous sommes établis à Sainte-Adèle, nous n’avons jamais pris la peine de pousser une reconnaissance dans ce parc. Grave erreur! Les sentiers sont magnifiques. Nous avons grimpé jusqu’au belvédère de la piste 9 qui est juché à 375 mètres d’altitude et du haut duquel vous pouvez admirer la région, qui en ce matin humide et pluvieux, était bien cachée sous un épais manteau de brume.

La piste qui longe la rivière offre un décor digne du film le Seigneur des Anneaux. Des roches moussues prises dans l’étreinte des racines de grands pins, une multitude de souches envahies par des champignons, il ne manquait que les Hobbits pour compléter le tableau. En fait, «The Artist», avec ses 4 pieds 11, a accepté de bonne grâce de jouer le rôle d’une Hobbit pour moi, le temps de la randonnée.

Il vous en coûtera 2 dollars si vous êtes résidants de Sainte-Adèle et 5 dollars si vous êtes de l’extérieur, pour silloner les sentiers du parc. Les taxes sont en sus. Le prix ne comprend pas la figuration de «The Artist» dans le rôle d’une Hobbit. Désolé!

Bonne randonnée

Souches



«The Artist» ne décroche jamais. Elle gosse dans un bout de bois une œuvre improvisée.



Une tête d'oiseau.



Sur le chemin du retour. En arrière-plan, «The Artist» dans son rôle de Hobbit.

15 juin 2006

Randonnée improvisée

Petite journée tranquille côté boulot. Alors, on s’est dit : pourquoi pas une petite randonnée improvisée? Vingt minutes plus tard, nous étions dans la voiture avec le matériel, cap sur le Mont Baldy à Sainte-Adèle. Le sentier débute dans une ancienne carrière de sable transformée en chênaie par le propriétaire du site. Sur la photo, on voit le Mont Baldy et l’ancienne carrière qui, progressivement, reprend du vert.

Il y a 20 000 ans, un glacier de deux kilomètres recouvrait la région. La pression exercée par cette gigantesque masse de glace avait abaissé le niveau de la croûte terrestre de 600 à 700 mètres, pour se relever lentement lors de la fonte du glacier. Durant ce temps, les eaux salées de l’océan Atlantique avaient envahi les basses terres du Saint-Laurent pendant la très longue période qui s’écoula entre la fonte du glacier et le retour au niveau initial de la croûte terrestre. Ce phénomène est à l’origine de la naissance de la mer de Champlain. La chênaie que vous voyez au pied de la montagne était située sur la berge nord de ladite mer.

C’est bien beau tout ça, mais il faut monter. Pour arriver au sommet, selon votre forme physique, vous mettrez entre 30 et 60 minutes. Très abrupt au départ, le sentier se « calme » un peu vers la fin. Je garderais pour moi le temps que nous avons mis pour grimper jusqu’au sommet.

Le sommet propose ce panorama de la région.



Du côté nord, un arbre nous sert de belvédère naturel.



Ici, « The Artist » prenant la pose pour illustrer les possibilités dudit belvédère.



Après 45 minutes de pause, « The Artist » ne sait plus quoi faire et photographie ses bottes. Il est temps de redescendre.



On « ramasse les p’tits» et de retour pour le dîner.



Fin

29 mai 2006

Interview avec des vampires

Le lac Monroe est sans aucun doute le plus « commercial » du parc du Mont Tremblant et par le fait même, le plus achalandé. C’est le lac des familles, des groupes et des autobus bondés de touristes. Alors, pourquoi, me direz-vous, un sauvage comme moi a-t-il choisi cet endroit pour initier sa saison de kayak? Tout simplement parce que mes trapèzes, triceps et autres muscles pour pagaie sont encore un peu somnolents au terme d’une longue hibernation paresseuse. La dimension du lac est raisonnable pour une première sortie et la mise à l’eau est simple à effectuer. De plus, c’est un très beau lac qui se referme progressivement offrant aux pagayeurs, méandres, îlots, etc. Idéal pour l’observation de la faune.

Sauf que, le côté « famille et autobus » du lac était très présent samedi dernier. La faune humaine est parfois l’une des plus bruyantes, surtout lorsque des groupes de jeunes mâles adolescents expriment bruyamment leur joie de vivre de leur voix éraillée en mutation. Ces jours-là, la faune reste sagement tapie dans les bois et se fait discrète. L’observation de la faune fut donc remise à une date ultérieure.

Cependant, il y a une faune, qui elle, ne garde pas ses distances et qui folâtre allègrement dans votre bulle personnelle : celle des vampires. Ceux-là s’accommodent très bien de la présence humaine. Les monstres se tapissent dans votre chevelure (ou ce qui en reste en ce qui me concerne), derrière et à l’intérieur de vos oreilles, dans vos narines. Le bar est ouvert et les globuloïque pas anonymes du tout, enfilent les p’tits rouges que vous leur offrez gratuitement jusqu’à plus soif et leur soif est intarissable. Ma patience ne l’est pas.

J’ai servi de buffet pendant quatre heures avant d’atteindre mon point de saturation. Nous avons donc mis le cap sur le point de départ en pagayant énergiquement croyant naïvement mettre une distance entre les bouchers et nous. D’autres nous attendaient à l’arrivée.

C’est dans une chorégraphie absurde que nous avons due rangé tout le matériel. Spectacle tragico-comique donné gratuitement par deux kayakistes en jupette qui se frappent la tête et la figure dans des mouvements désordonnés.

Vue panoramique du lac en format PDF

Aujourd’hui, lundi, mon tableau de bord est jonché de petits cadavres desséchés. Je vais les laisser quelques jours encore et jouir du spectacle de leur immobilité. Ceux-là n’embêteront plus personne et ne se reproduiront jamais.

Malgré les assauts incessants des insectes suceurs de sang, nous avons tout de même réussi à remplir deux sacs d’épicerie à raz bord de détritus de tous genres sauvagement jetés ici et là par les usagers du parc. L’an dernier, nous en avons rempli au bas mot 40. J’invite tous les amateurs de plein air à faire de même. Ça permet de transformer sa frustration envers les pollueurs en action positive.

Malgré tout ces petits irritants, nous avons passé une journée fantastique. Aujourd’hui, ma copine a un bras qui ressemble à une photo de bouquin médical, plein de bosses et de rougeurs, mais elle parle déjà de la prochaine randonnée.

C’est ça, avoir la piqûre!

25 mai 2006

La « piqûre » du kayak

Chaque début de saison, la première « randonnée » consiste à sortir les kayaks du sous-sol et à les préparer en prévision de la saison. Vérification de l’état des pièces, des cordages, nettoyage à l’aspirateur et finalement, application d’un protecteur de coque anti-UV. Cette année, nous amorcerons notre saison en retard. Habituellement, nous mouillons nos kayaks dès le début mai. Ce qui nous permet d’apprivoiser progressivement brûlots, moustiques et autres vampires psychopathes assoiffés de sang en général et du mien en particulier.

Malheureusement, cette année, les choses se passeront différemment. Nous devrons nous mesurer aux hordes barbares dès notre première sortie. Malgré ma passion pour le plein air, je dois, chaque année, apprivoiser cette faune typique à nos latitudes nordiques. Particulièrement agressifs lors de la mise à l’eau ainsi qu’au retour, les escadrons sans pitié nous laissent cependant un peu de répit lorsque nous naviguons en plein milieu d’un lac par une journée de grands vents.

Les kayaks sont fin prêts pour la nouvelle saison. Il ne nous reste qu’à faire provision de chasse-moustiques en quantité.

J’invite ceux et celles qui souhaitent suivre nos péripéties en kayak à visiter ce carnet régulièrement.

Bonne saison à tous