09 janvier 2008
À la prochaine saison
Puisque les kayaks sont conçus pour flotter et non glisser, ce carnet est en jachère jusqu'à la prochaine saison estivale.
18 septembre 2006
Lac Cyprès, Mont-Tremblant

Ciel menaçant, lumière étrange. Nous sommes des personnages de l’œuvre de Tolkien. Nous naviguons sur un lac de la Terre du Milieu. Forêts sombres peuplées de silence et de ténèbres. Craquements furtifs. Des empreintes fraîches de loup sur la plage. Nous sentons encore leur présence. Peut-être nous observent-ils depuis les fourrés? Nous sommes seuls sur ce lac immense. Nous pagayons sans relâche depuis maintenant quatre heures. La faim nous tenaille. Nous accostons sur cette plage afin de nous sustenter. Bilbo sort la nourriture de son paquetage alors que moi, Gandalf, je m’occupe du feu. J’ouvre le gaz et appuie sur l’allumeur. La magie opère. Un réconfortant petit anneau de flamme bleu s’allume et se met à danser sous le vent. Le petit poêle Primus ne fait pas très Terre du Milieu, mais enfin… Bilbo fouille dans son sac et en ressort deux sachets de nourriture lyophilisée. De moins en moins Tolkien, mais j’ai faim et Bilbo aussi. Je m’expliquerais plus tard avec l’auteur.
Nous mettons l’eau à bouillir dans un chaudron fabriqué en inox par les Nains qui vivent sous les Monts Brumeux. Soudain, j’entends : « C’est pas vrai, tab… ! » Bilbo, de moins en moins crédible dans son rôle, m’annonce : « j’ai oublié les ustensiles! »
C’est ainsi qu’a pris fin cette étonnante fresque. Back to the reality, comme on dit en elfique. Nous remballons l’attirail et nous contentons d’une maigre pitance composée de barres granolas et de quelques malheureuses noix qui ont échappé à l’appétit légendaire du Hobbit qui m’accompagne.

J'avais encore un creux, mais j'ai passé mon tour pour cette fois.
Photos : Dominique Beauregard
27 août 2006
Inukshuk

Lors de notre dernière randonnée au lac Rossi, dans le parc du Mont-Tremblant, nous avons retrouvé notre inukshuk, dressé par ma copine il y a presque deux ans. Ces petits amas de pierres semblent bénéficier d'une inviolabilité. Nous étions convaincus qu'il serait détruit après seulement une semaine, mais non. Il est toujours là et monte la garde sur notre petite plage favorite où nous aimons prendre notre repas lyophilisé. J'ai utilisé l'effet Antique Grayscale de Lightroom pour cette photo. Bien qu'elle soit un peu ordinaire, elle me rappelle les anciennes photos d'explorateurs qui me font rêver.
24 août 2006
Près du lac Gascon, Ste-Adèle

Lors de la dernière canicule, nous avons eu l'étrange idée d'aller en randonnée autour du lac Gascon à Sainte-Adèle. Particularité de l'endroit : pas de sentier. Ce jour-là, il faisait 45 degrés, gracieuseté du facteur humidité. Le sous-bois était une véritable étuve. Nous qui souhaitions passer un après-midi frais sous les frondaisons de cette forêt touffue avons plutôt pris toute une suée. Alors que j’envisageais la possibilité d’un sauvetage par hélicoptère, nous sommes arrivés, haletants, au pied de cet arbre géant. Je ne suis pas un spécialiste des arbres. À mon avis, il s’agit d’un orme ou peut-être d’un hêtre. Une chose est sûre, c’est un arbre très ancien qui a échappé à la convoitise des bûcherons de l’époque de la colonisation. J’ai pris ce cliché dans de pauvres conditions d’éclairages. Mais je l’aime, car j’adore les arbres anciens. Quelque chose d’indicible émane de ces géants qui traversent les siècles alors que nous naissons, grandissons et tombons si rapidement.
31 juillet 2006
Sur les sentiers du parc de la Doncaster

Un peu plus loin sur le sentier, nous avons croisé ce champignon assez singulier.

Ce champignon est une Russule à pied court et devrait normalement être tout à fait blanche. Notre russule est parasitée par une dermatose des russules (Hypomyces lactifluorum) qui est en fait un champignon qui parasite la russule et lui donne cette coloration orangée.
Dernière rencontre de la journée : une chenille de polyphème d’Amérique. Le polyphème est l’un de nos plus beaux papillons de nuit. Solidement agrippée à sa souche, la chenille n’avait manifestement pas l’intention de collaborer pour la photo. C’est donc une photoréalité, sans mise en scène, prise sur le vif et sans lentille macro.


Photo du papillon: René Limoges, Insectarium de Montréal
03 juillet 2006
Un dimanche dans la chenaie du mont-Baldy
Dimanche dernier, ma copine et moi sommes allés faire de la randonnée sur le sentier qui longe la Rivière-du-Nord. Ce sentier, qui s’amorce à la chênaie du mont Baldy et longe la rivière tout au long de son parcours sinueux, rejoint quelques kilomètres plus loin la piste linéaire du p’tit train du nord. Il y a maintenant plus de douze ans que nous fréquentons ce sentier et nous éprouvons toujours le même plaisir à le parcourir. Alors que nous étions des Lavallois rêvant du nord, nous partions – souvent en plein milieu de semaine – pour une petite randonnée sanitaire dans ce lieu réparateur. À l’époque (1995), la chênaie qui mène aujourd’hui à l’entrée du sentier n’était qu’une carrière de sable abandonnée. Grâce aux efforts du propriétaire des lieux, là où il n’y avait que du sable balayé par le vent, poussent maintenant de petits chênes, des pins et des fleurs sauvages.
Nous avons profité de l’occasion pour réaliser deux photos panoramiques (notre spécialité) de la chênaie. En regardant les photos, essayez de vous imaginer qu’à une certaine époque, ce lieu était une plage qui bordait le côté nord de la mer de Champlain. Personnellement, ça me fascine!
La chênaie vue de l'entrée

La chênaie vue de l'entrée du sentier de la Rivière-du-Nord

Un peu plus loin dans le sentier, des sous-bois magnifiques bordent la rivière
Nous avons profité de l’occasion pour réaliser deux photos panoramiques (notre spécialité) de la chênaie. En regardant les photos, essayez de vous imaginer qu’à une certaine époque, ce lieu était une plage qui bordait le côté nord de la mer de Champlain. Personnellement, ça me fascine!
La chênaie vue de l'entrée

La chênaie vue de l'entrée du sentier de la Rivière-du-Nord

Un peu plus loin dans le sentier, des sous-bois magnifiques bordent la rivière

30 juin 2006
Le lac Escalier
24 juin 2006
Pour la fête nationale, nous avons choisi de célébrer le Québec en nous payant une sortie en kayak au lac Escalier.
Voici quelques photos de cette superbe journée où toutes les espèces d'insectes piqueurs et suceurs s'étaient donné rendez-vous. Lors de la mise à l'eau, nous avons rencontré un employé du parc qui s'apprêtait à effectuer une patrouille en kayak. Nous l'avons questionné sur l'impact des activités humaines sur les aires de nidification du plongeon et du grand héron. Il s'est fait rassurant. Bien que la plus grande île du lac, avec ses plages de sable, incite les usagers à ne pas respecter l'interdiction d'aborder, les populations des deux espèces semblent stables sur le lac et dans l'ensemble du parc. Rappelons que les îles des différents lacs servent de lieux de nidification à plusieurs espèces, dont le huard et le grand héron. Limitant l'accès aux prédateurs, ces îles sont trop souvent « visitées » par les usagers du parc qui ne respectent pas l'interdiction d'accoster. Pourtant, les îles qui servent de pouponnières sont clairement identifiées à l'aide de balises flottantes. Pour ma part, je doute fort que l'activité humaine n'ait aucun impact sur la faune. Il me semble observer une recrudescence de touristes dans le parc depuis quelques années. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'ont pas beaucoup ou très peu de respect pour la nature magnifique qui les entoure et ne respectent pas les règlements du parc. Les différents parcs du Québec sont prioritairement des lieux de conservation et non des cours de récréation. Les différentes consignes permettant d'harmoniser la vocation de conservation et les activités récréotouristiques dans les parcs du Québec doivent être respectées par tous les usagers.
Panoramique de la mise à l'eau

Panoramique pause du midi
Pour la fête nationale, nous avons choisi de célébrer le Québec en nous payant une sortie en kayak au lac Escalier.
Voici quelques photos de cette superbe journée où toutes les espèces d'insectes piqueurs et suceurs s'étaient donné rendez-vous. Lors de la mise à l'eau, nous avons rencontré un employé du parc qui s'apprêtait à effectuer une patrouille en kayak. Nous l'avons questionné sur l'impact des activités humaines sur les aires de nidification du plongeon et du grand héron. Il s'est fait rassurant. Bien que la plus grande île du lac, avec ses plages de sable, incite les usagers à ne pas respecter l'interdiction d'aborder, les populations des deux espèces semblent stables sur le lac et dans l'ensemble du parc. Rappelons que les îles des différents lacs servent de lieux de nidification à plusieurs espèces, dont le huard et le grand héron. Limitant l'accès aux prédateurs, ces îles sont trop souvent « visitées » par les usagers du parc qui ne respectent pas l'interdiction d'accoster. Pourtant, les îles qui servent de pouponnières sont clairement identifiées à l'aide de balises flottantes. Pour ma part, je doute fort que l'activité humaine n'ait aucun impact sur la faune. Il me semble observer une recrudescence de touristes dans le parc depuis quelques années. Malheureusement, beaucoup d'entre eux n'ont pas beaucoup ou très peu de respect pour la nature magnifique qui les entoure et ne respectent pas les règlements du parc. Les différents parcs du Québec sont prioritairement des lieux de conservation et non des cours de récréation. Les différentes consignes permettant d'harmoniser la vocation de conservation et les activités récréotouristiques dans les parcs du Québec doivent être respectées par tous les usagers.
Panoramique de la mise à l'eau

Panoramique pause du midi

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